L’AIE appelle à transformer les systèmes de transport urbains

L’AIE appelle à transformer les systèmes de transport urbains

Selon l’Agence Internationale de l’Energie (AIE), le transport représente aujourd’hui la moitié de la consommation mondiale de pétrole et environ 20% de l’énergie consommée à l’échelle de la planète.

40% de cette consommation énergétique liée au transport urbain. Sachant que la proportion de personnes vivant en ville devrait passer de 50% aujourd’hui à 70% en 2050, les besoins et la facture énergétiques du transport urbain devraient donc continuer à augmenter. Mais des économies considérables peuvent être réalisées en modifiant les systèmes de transport urbain. Dans son rapport « A Tale of Renewed Cities », l’AIE (Agence Internationale de l’Énergie) estime que l’amélioration de l’efficacité énergétique des systèmes de transport urbain permettrait de réaliser 70 milles milliards de dollars (53,5 milles milliards d’euros) d’économies.

Pour réaliser ce rapport, l’AIE a observé plus de 30 villes à travers le monde qui ont mené différentes politiques en matière de transport. L’AIE préconise avant tout un aménagement urbain plus performant et une meilleure gestion de la demande en transports. D’après l’agence, 70 milles milliards de dollars d’ici à 2050 pourront être économisés grâce à la mise en place de systèmes de transport urbain plus efficaces énergétiquement.

Au sein de l’Union européenne, le système de transport dépend à 94% du pétrole, dont le cours a atteint des niveaux records. L’Europe importe 84% de ce pétrole, pour un coût s’élevant à 1 milliard d’euros par jour.

De plus, les embouteillages qui coûtent des milliards de dollars à cause du carburant dépensé et du temps perdu, affectent l’environnement et la santé. En plus des économies financières réalisables, ces politiques permettaient donc de réduire les émissions de gaz à effet de serre et d’augmenter la qualité de vie en milieu urbain.

Lors de la présentation du rapport « A Tale of Renewed Citie », la directrice exécutive de l’AIE, Maria van der Hoeven, a souligné qu’il est impératif de transformer dès maintenant les systèmes de transport urbain :

« Des actions urgentes pour améliorer l’efficacité énergétique des systèmes de transports urbains sont nécessaires non seulement pour des raisons de sécurité énergétique mais aussi pour atténuer les nombreux impacts négatifs d’une augmentation du volume du transport urbain sur le climat, le bruit, la pollution de l’air, la congestion des villes et l’économie. »


Le rapport de l’AIE s’organise autour de trois politiques directrices destinées aux responsables politiques. La première politique proposée par l’AIE est de minimiser les besoins en déplacements des individus. En aménageant la ville de manière plus intelligente, avec une accessibilité renforcée aux divers services, et en favorisant le télétravail, il est possible selon l’AIE de réduire le nombre de déplacements.

Ensuite, les modes de transports utilisés actuellement sont à changer. La part des voitures, motos, et camions devrait être réduite au profit de moyens de transports plus efficace énergétiquement comment les transports en commun, le vélo, la marche et le fret ferroviaire. L’AIE met en avant le fait qu’une augmentation des moyens de transports publics à la fois intégrés, peu chers et fréquents permet de diminuer les embouteillages.

L’AIE, consciente que la voiture reste parfois le seul mode de transport possible, préconise pour sa troisième politique l’amélioration de l’efficacité énergétique des véhicules motorisés et des carburants qui les alimentent.


Les réalités du transport urbain étant différentes pour chacune des villes du monde (transports en commun inexistants, embouteillages très fréquents…), l’AIE a établi des conseils adaptés à chaque type de ville.

L’AIE propose donc à travers son rapport un guide à destination des responsables politiques pour mettre en œuvre ces politiques. Leur mise en place se fait en dix étapes réparties en quatre phases : planification, mise en place, observation et évaluation.

31 July, 2013