Neuf millions d’américains en dépendance sexuelle

Neuf millions d’américains en dépendance sexuelle

Le nouveau syndrôme américain a son show (Bad Sex, tranmis par Logo TV), un film (Shame), un best-seller (Out of the Shadows: Understanding Sexual Addiction)m des témoins célèbres comme Michael Douglas, Tiger Woods e Charlie Sheen et maintenant aussi un diagnostic précis:


„Une entière culture, une entière nation s’interrogent de ce boom” – écrit le Newsweek dans un article dédié au nouvel esclavage qui, si on peut croire aux données publiées par la Society for the Advancement of Sexual Health, affecte plus de 9 millions de personne, presque le 5% de la population des États-Unis.
„Jusqu’á hier, le dépendant sexuel  était un hommes de 40-50 ans” – explique Tami VerHelst, vice-présidente de l’Institute for Trauma and Addiction Professionals, “mais aujourd’hui il y a plus en plus de cas chez les femmes, adolescents et vieux”. Une contagion que ne s’arrête plus que le Newsweek attribue en partie á la révolution digitale qui aurait „réveillé le métabolisme charnel” d’une nation jadis sexophobe.
„Tandis que dans le passé les visiteurs des cinemas et librairie porno était contraints á défier l’embarras publique – théorise l’hebdomadaire américain – le web ha rendu la pornographie accessible, gratuite et anonyme”. Dans les États-Unis 40 millions de personnes accèdes aux sites hard par jour.  Parmi eux, il y a Valérie, ex-sex addict sur la couverture de Newsweek qui raconte d’avoir perdu „deux maris et le travail”. elle devenait une sans-toit, contrainte de survivre d’aide sociale” á cause de sa maladie.
„J’ai touché le fond, j’étais totalement sans contrôle” – explique la femme trentaine, qui pendant des années a fait le sexe sauvage dans les lavabos des fast-food, avec subordonnés, collègues et inconnus, arrivée á se faire payer „pour le seul frisson qu’un tel acte interdit me donnait”. Après une tentative de suicide avec un overdose de médicaments, une fois réveillée, Valerie ha compris qu’elle doit prendre des cures.
„Le sexe était une forme d’auto-médication– affirme-t-elle – pour anésthésier l’anxiété, le désespoir, et la terreur de l’intimité qui me hantait depuis mon enfance quand j’étais abbandonnée.”
Des entretiens de la revue dirigée par Tina Brown surgit un portrait de l’Amérique qui dans l’ère de l’internet est de plus en plus frigide dans ses émotions et socialement isolé. C’est en paradoxe dans un pays où l’obsession érotique est proportionelle á la digitalisation des relations.
Dalle interviste della rivista diretta da Tina Brown emerge il ritratto di un’America che nell’era di internet è sempre più emotivamente frigida e socialmente isolata. Ad accrescere il paradosso di un paese dove l’ossessione erotica è proporzionale alla digitalizzazione dei rapporti, spopolano app per Smartphone come Grindr che usa la tecnologia GPS per facilitare incontri gay “senza il minimo impegno” in ben 192 paesi.
Pour guérir un trouble de conduite qu’on compare á l’alcol et á la drogue, aujourd’hui plus de 1500 mille „thérapeute de sexe” est employé aux États-Unis contre moins du cent de la décennie passée. Le plus grand obstacle rencontré? „La réticence des femmes á chercher de l’aide – répond Anna Valenti-Anderson, thérapeute de Phoenix, Arizona – La réponse de la société á une femme sexe-dépendante de sexe, est de la désigner comme „mauvaise mère”. Si un homme a ces problèmes, il est seulement malade qui a besoin de cures.”
Le metteur en scène Steve McQueen veut dire avec le film Shame: dans un monde plein de sollicitations on cherche dans le sexe l’antidote de ses propres fragilités et la confirmation du besoin d’être aimés, mais une fois devenu dépendants, on éprouve de la honte. Ainsi, au son de l’alarme de l’épidémie dans le monde occidental, on peut déjà se consoler, parce que cela signifie que le corps social est un train de comprendre le problème et essaye d’en limiter les excés.

23 December, 2011