Parole de natif digital

Parole de natif digital

Le célèbre chanteur italien Giorgio Gaber a rappelé il y a quelques années que nous, les adultes aurions beaucoup à gagner si seulement nous laissions plus de places aux enfants, en écoutant leurs rêves et leurs manières d’imaginer le futur.
Un future où nous serons toujours plus attachés aux nouveaux dispositifs technologiques dans la poche et peut-être avec plus de stress et moins d’idées dans la tête. Mais pas les enfants, les „natifs digitaux”.
Pour eux la technologie est partie integrée du paysage quotidien, comme ils n’ont pas dû faire aucun „saut mental” pour rencontrer les nouveautés. Ce raisonnement a poussé plus ou moins les chercheurs d’une petite société de Boston, avec la collaboration de LEGO Learning Institute, à donner la parole aux plus petits avec le projet KIDS - Kids Innovation Discovery Series initiative.
„Il s’agit d’une série d’études conduites dans les écoles du monde pour nous faire enseigner quelque chose des enfants – a expliqué Neela Sakaria, vice-présidente de Latitude 1 – Les „natifs digitaux” sont sans doute les vrais architectes du futur. Le point de départ est beaucoup plus avancé du nôtre: il commencent leur vie dans un monde où l’internet est integré dans les expériences quotidiennes non seulement à travers les technologies mobiles, mais aussi par le développement des systèmes comme l’identification à fréquence de radio, la technologie NFC, l’Internet des Objets. Pour eux la technologie est presque humaine, et ils sont capables de concevoir des dispositifs, des jeux et des plate-formes potenciellement capable de résoudre quelques-uns des plus grands défis de notre époque.”
Pour en faire une idée, il suffit de jeter l’œil aux projets pilotes de cette série:  "Robots@School", "Children's Future Requests for Computer and the Internet" et "Trash to Treasure", une sorte de jeu où le trésor est justement l’identification de nouvelles stratégies de recyclages et la gestion des déchets.
A la première étude,  Robots@School 2, 350 natifs digitaux de 8 à 12 ans de l’Australie, de la France, de l’Allemagne, de l’Afrique du Sud, du Royaume Uni et des États-Unis ont participé. On a demandé aux enfants d’imaginer une situation dans laquelle les robots feraient partie integrée de la via quotidienne. En détail, le devoir consistait d’inventer une histoire (écrite, dessinée ou tous les deux) avec l’environnement de la classe ou de la maison. Pour interpréter les histoires, les ont proposé des thèmes comme la nature de la relation entre humains et robot, et le type d’activité commune.
Quelques enfants ont dessiné les robots avec des traits de super-héros, ou de science-fiction, mais la plupart d’eux les a imaginé comme „compagnons humanoïdes”, dont ils pouvaient s’identifier. Comme toujours, la capacité de parler et de communiquer naturellement a été attribuée aux machines, commes si elles étaient nées avec une bonne dose de connaissances utiles et intelligentes. Deux enfants sur trois ont affirmé que les protagonistes de leurs histoires pouraient être de bons amis aux humains.
Selon Sakaria, „l’admiration que les enfants nourrissent envers les robots, vient de leur intelligence, et non pas de leur nouveauté.
„Les natifs digitaux sont motivés à étudier dans la même mesure qu’ils veulent s’amuser” – a commenté Bo Stjerne Thomsen, directeur de la recherche chez LEGO Learning Institute -  dans les histoires recueillies les enfants ont la tendance à ne pas choisir entre le jeu et l’étude. Au contraire, ils montrent de savoir se mouvoir fluidement entre les deux dimensions, en décrivent souvent l’activité dans laquelle les deux se rencontrent.” D’un excercice de mathématiques par exemple, peut sortir un jeu, tout comme la construction d’un petit fort peut devenir un processus éducatif.
Dans la deuxième étude de  Robots@School les chercheurs ont demandé aux enfants de „dessiner quelques chose qu’ils auraient voulu mais l’internet et les ordinateurs d’aujourd’hui n’en sont pas encore capables”. Et des dessins surgit que la barrière entre les mondes virtuels et physiques devient toujours plus mince jusqu’á disparaitre complètement.
„Par rapport d’il y a quelques années, notre manière d’interagir avec la technologie est devenue beaucoup plus intime et personalisé: si auparavant on se limitait au mouse et aux clavier, aujourd’hui entrent en jeu les gestes, le tact, la voix” – a expliqué encore Sakaria.

Dans les autres secteurs de KIDS, les chercheurs ont analysé les influences du paysage digital sur les moyens de jouer des enfants d’aujourd’hui. Le premier point intéressant et la tendance à partager, une attitude mentale appelé en anglais „Sharism”. C’est une philosophie simple: „Plus tu donnes, plus tu prends. Plus tu partages, plus sera partagé avec toi”.
Pour Bo Stjerne Thomsen le don des enfants d’imaginer des expériences virtuelles qui ont des repercussions sur le plan physique pourrait contribuer à l’amélioration des initiatives déjà existantes ou encore à inventer. Un exemple: EVOKE 4 jeu/social network, développé par World Bank Institute avec le but d’escorter les participants d’élaborer et employer des solutions faisables aux grands problèmes de l’humanité.

Un autre aussi est Localocracy 5, „cité online” qui met les citoyens en communication aux gouvernements, pour la trasparence et la discussion politique avec le but de motiver l’engagement civil et on-line et off-line. Non moins important est l’initiative appelé „Trash To Treasure”: une étude illustrée qui appelle les enfants à la recherche de nouvelles stratégies pour donner une meilleure forme à la planète.

17 February, 2012