Il etait une fois…

Il etait une fois…

Il était une fois…

Qu’est-ce qu’elle serait devenu Le Petit Chaperon Rouge si elle s’aventurait dans une métropole au lieu du bois?

Bruno Munari a posé cette question il y a 30 ans avec son livre „Le Petit Chaperon Rouge, vert, jaune, bleu et blanc” qui relisait la fable la plus célèe du monde, en transformant le loup en requin, la terre en neige et les arbres en gratte-ciels. Le happy end pour le Petit Chaperon Rouge était garanti, mais les lecteurs pouvaient choisir l’histoire plus adéquate à leur sensibilité, en remplaçant le sentier avec le trottoir, et les indications des bois par le sémaphore.
Aujourd’hui les enfants ont moins d’alternatives. Leurs fables sont souvent placées en ville et la nature disparait des livres. L’University Nebraska-Lincoln a analysé 8100 illustration de 296 best-sellers pour enfants publiés entre 1938 et 2008. Les dessins ont étaient subdivisés en groupes selon l’association aux éléments naturels, et de l’étude apparaissait une disparation progressive des bois, forêts et loups. Les chercheurs ont particulièrement relevé qu’entre 1930 et 1960 les éléments naturels et urbains sont représentés dans une mesure égale et que dès 1970 les illustrations de contexte métropolitain commencent à prévaloir.
Toujours plus d’images de rues et appartements et toujours moins de tigres et lions, donc des histoires plus concentrés sur la vie urbaine que sur les éléments de la nature. „Je crains – écrivait sur Sociological Inquiry J.Allen Williams Jr., qui a conduit l’étude – que ce changement ne se traduise dans un éloignement des enfants des problèmes environnementaux et des animaux.”
Pour le psychologue Maurizio Brasini, cette crainte est sans fondement. „Ce serait comme dire que dans une fable avec des lions enseigne les enfants à aimer la nature et qu’une autre peuplée de robots leur enseigne à aimer la technologie. Ce n’est pas ainsi: pour les plus petits un environnement quelconque peut devenir un lieu enchanté, les lions et les robots, les arbres et les automobiles sont également dignes de leur amour. La rhétorique qui met en opposition nature et technologie existe seulement dans notre tête et peut-être révèle nos craintes d’adultes de passer à la prochaine génération un monde pire, corrompu par nos mauvaises actions.”
Le pédagogue Daniele Novara, fondateur du Centre Psychopédagogique pour la Paix et la gestion des conflits) de Piacenza, les fables suivent les changements du style de vie des enfants et il est vrai qu’il y a une version de tendance en faveur des contextes urbains. „Les livres des enfants aujourd’hui se rapprochent beaucoup à la dimension des vidéo-jeux, le fantasy prévaut, les rhytmes sont rapides, tellement que l’attente a presque perdu sa revelance. La référence à la nature permet de reparcourir calmement les étapes évolutive du genre humain, en montrant l”évidence du lien entre l’Homme et les éléments naturels. La manque de ce facteur peut produire des conséquences désagréables.”
Mais qu’est-ce qu’ils cherchent les enfants dans une fable? Des frères Grimm à Walt Disney, celles qui les ont touché de plus avaient comme protagonistes des chats, des chiens et des souris, et des personnages comme Harry Potter et Jack Sparrow sont plus proches aux quatres éléments de la nature qu’à une cellulaire. „Nous savons que les dinosaure et les animaux mythologiques – explique Sergio Manfio du Gruppo Alcuni 1, société spécialisée en projets pour enfance  - sont les préférés des enfants, et les animaux en général, surtout les domestiques abondent dans les fables de théâtre. Donc il est bizarre de constater que dans les libres pour enfants les animaux seraient mis en retraite, oubliés. Il est évident que ce n’est pas leur choix. Ils subissent les décisions de ceux, qui n’ont de leur enfance que des souvenirs vagues.”

30 March, 2012