Martha Nussbaum: économie et philosophie

Martha Nussbaum: économie et philosophie

L’argent et le PIB ne font pas le bonheur. Depuis un temps il en a plusieurs qui pensent ainsi. Et nous ne parlons pas des théoriciens anticapitalistes, mais de ceux qui célèbrent l’économie du bonheur. Comme Martha Craven Nussbaum, philosophe américaine, professeur  de Law and Ethics à l’Université de Chicago, une des protagonistes de la culture progressiste et libérale internationale, interprête originale de la concepcion „aristotélienne de la social-démocratie”.


Professeur Nussbaum, comment doit-on changer les critères pour mesurer le PIB?
Je ne dis pas d’arrêter de mesurer le PIB, mais le PIB/pro capita n constitue pas un relevant adéquat du degré du développement. Tout d’abord il néglige la distribution et ainsi il peut assigner des valeurs élevées à des nations qui ont à l’intérieur des inégalités allarmantes. Deuxièmement il n’est pas une bonne mesure de beaucoup des facteurs différents qui font avancer le processus du développement. La santé et l’éducation n’apparaissent pas bien dans le PIB et le succès de la Chine a montré au monde que la liberté politique et religieuse n’a rien à voir à cette indice.  Tandis que le  “Human Development approach”  se base sur ce que les components d’une population sont vraiment capables de faire et d’être et sur quelles opportunités disposent réellement la longevité, la santé, l’éducation, la faculté des femmes de protéger leur propre integrité corporelle, la possibilité des travailleurs aux relations aux opportunités égales, aux non-discrimination et naturellement le liberté politiques et religieuses.  L’idée est que chacun de ces facteurs doit être évalué séparément et que tous se révèlent significatives pour pouvoir conter sur un minimum de justice sociale. Mon paradigme présente une étroite relation avec la loi constitutionnelle: une bonne constitution attribue à tous les citoyens de droits fondamentaux dans ces secteurs et autres, et le processus politique doit trouver les voies pour donner actuation à ces droits.


Quelles „bonnes pratiques” existent-elles, qui vont dans cette direction?
Les Human Development Reports des Nations Unies sont publiés depuis 1990, ils recueillent les données de ces champs au centre du nouveau paradigme.  Dans les dix dernières années nous étions témoins de la naissance et du renforcement de  Human Development and Capability Association, une association internazionale, dont Amartya Sen et moi-même sont les présidents fondateurs, avec un millier de membres de 80 pays divers. Je veux mentionner la Banque Mondiale qui pour quelques années était trés réceptive à nos idées. Le président français Sarkozy ha  fait publier un excellent rapport sur la mesure de la qualité de vie et aussi le parlament allemand est en train de produire un rapport analogue. Mais les meilleures choses arrivent en Inde, où le gouvernement manifeste une grande attention au thème.
Comment les institutions nationales peuvent-elles améliorer la capacité de leurs citoyens?
Les capacités internes”,  qui consistent en compétences développées et non innées, sont produits par le systèe nationale de l’éducation, comme par l’interêt vers la santé et la sécurité de l’enfance. Et les lois contre la violence domestique aussi ont une grande importance. L’éducation devrait développer non seulement les compétences utiles sous le profil économique, mais aussi l’abilité comme la pensée critique, la capacité empathique, la compréhension de l’économie globale et l’histoire du monde. Et puis, il y a celles, que j’appelle „capacités combinées” et qui sont plus que compétences. Des opportunités réelles qui existent exclusivement quand le gouvernement et le systême légal d’une nation les rendent concrètement possibles et permettent effectivement aux individus le choi d’agir. Je parle des occasions d’emploi, les lois qui tutèlent les travailleurs contre la discrimination et l’exploitatiom, des normes qui sauvegardent la santé et la sécurité des femmes, la protection des libertés religieuses et politiques, des disposition qui défendent la qualité environnementale. Dans chacune de ces capacités fondamentales il ne suffit pas naturellement de faire de bons lois, mais il est nécessaire de les faire respecter.
La pensée philosophique sert-elle pour changer le modèle traditionel du PIB?
L’approche de la capacité surgit de la collaboration entre la philosophie et l’économie. L’économie était traditionellement une partie de la philosophie: Adam Smith, John Maynard Keynes et autres frands économistes du passé étaient aussi des philosophes. Aujourd’hui Sen est le seule économiste éminent qui est aussi un philosophe de premier plan. Nous devons donc nous fier de nouveau à la coopération des deux disciplines. Les philosophes sont nécessaire pour réflêchir sur les questions de la justice sociale et peuvent contribuer par les argumentations normatives complexes, tandis que les économistes peuvent fournir le know-how technique pour arriver à la réalisation des objectifs. Nous avons fondé justement pour ce but la  Human Development and Capability Association.

05 May, 2012