La femme, moteur de l’économie

La femme, moteur de l’économie

Un soir Margaret Thatcher dinait avec ses ministres. Le garçon lui demanda si elle préferait de la viande ou du poisson. Elle répondit „un steak”. „Et pour la garniture?” – demanda encore le garçon. „Du steak pour eux aussi” – répondit-elle, en faisant allusion à ses collègues mâles.


La Dame de Fer est encore aujourd’hui une exemple éclatante qu’une femme, pour s’imposer dans le monde des hommes, doit devenir plus dure d’eux. Mais un tas d’études économiques sont en train de démolir cette idée et d’autres lieux communs, et essayent de démontrer qu’il serait bien désidérable de miser sur les femmes et qu’il est contre-productif de les laisser dans le monde dominé par les hommes. Selon Avivah Wittenberg Cox il suffit d’entrer dans une voiture quelconque pour se rendre compte qu’elle était projetée par des ingénieurs mâles: à côté de la place de guide il n’y a jamais de place pour appuyer la bourse feminine.
Annamaria Tarantola, vice-directrice générale de Banca d’Italia insiste sur le fait scientifiquement prouvée que les entreprises avec plus de femmes au sommet risquent moins d’entrer en crise ou de faillir. Une question ironique: où serions-nous si Lehman Brothers étaient appelés Lehman Sisters?
L’engagement majeur des femmes dans le monde du travail pour stimuler l’économie est une théorie tellement acceptée qu’il existe une banque qui s’en occupe: la Womenomics. Elle était inventé en 2005 par une analyste de Goldman Sachs, Kathy Matsui, qui a démontré que dans son pays d’origine, le Japon, où le taux d’occupation féminine est beaucoup plus de celui des hommes, aurait pu éviter sa monstrueuse dépression avec le renforcement de l’emploi des femmes.  
Selon ses données, la hausse du PIB atteindrait les 13% dans l’Eurozone, 16% pour le Japon et 22% pour l’Italie, si l’emploi feminin serait égal avec celui masculin.  Pour la dernière il faudrait donner du travail aux 2/3 des femmes entre 35 et 45 ans, qui veulent travailler, ou arracher les 1,2 millions de filles sous 30 ans de la condition „Neet”, qui ne font rien.
Daniela Del Boca, économiste du Collège Carlo Alberto de Turin, a écrit un livre avec Letizia Mencarini et Silvia Pasqua du titre „Valoriser les femmes”. Le livre est concentré sur trois questions à propos des préjudices qui empêchent les femmes italiennes de reconcilier le travail et la familles. L’étude montre que les femmes italiennes qui travaillent doivent se dédier à la maison et aux enfants 3,5 heures contre les 1,35 heures des leurs compagnons et maris. Mais il y a quelques idées qui doivent mourir.
La première est que si le beau sexe reste à la maison, il y aura plus d’enfants. Pourtant c’est le contraire qui est vrai: En tout l’Occident, la fécondité est plus haute dans les pays où la participation des femmes au marché du travail est majeure – rappelle Del Boca.  La deuxième fausse vérité est que les femmes qui travaillent sont des mères plus mauvaises. Au contraire, le bien-être des enfants est lié aux conditions économico-sociales de la famille, qui améliorent si la femme travaille. Le troisième lieu commun que les autrices démentissent est que les mères qui travaillent, sont plus malheureuses. 
Comment changer la pensée des italiens? Del Boca est convaincue que pour le changement il faudrait introduire des engagements: plus de crêchent, des faveurs fiscales, des travaux part-time divisés entre hommes et femmes…Sinon, les femmes seront toujours destinées à leur rébellion silencieuse, et restent à la maison sans enfants: une autre maniè pour anéantir un pays.

19 March, 2012